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Il y a tout juste un an, mon père abandonnait son corps le 1 octobre 2019 à 60 ans après un long combat contre la maladie de Charcot (SLA). Durant sa carrière professionnelle, Karl, mon père, était un homme de lettres : un littéraire. Il avait énormément de livres.

Il y a plus ou moins 30 ans, dans les années 1980, alors qu’il avait plus ou moins mon age soit une trentaine d’années, mon père était passionné de Science-Fiction, tout comme je le suis moi aussi aujourd’hui.

J’ai grandi en entendant parler des livres de Philip K. Dick, Arthur C. Clark, Ray Bradbury et bien sur Frank Herbert, HP Lovecraft, Aldoux Huxley, Isaac Asimov… Puis n’oublions pas ceux qui m’ont mis le pied à l’étrier de la S-F : René Barjavel, Jules Vernes et aussi Henri Vernes, ceux-ci n’ayant aucun rapport l’un avec l’autre. Le dernier, Henri Vernes, étant l’auteur de la série de romans Bob Morane avec laquelle j’ai découvert mes premiers mondes fantastiques.

Mon père a même écrit un livre sur le sujet de la science-fiction, d’ailleurs on peut toujours le trouver sur amazon.

La science fiction a un potentiel subversif

Karl C.

Il se trouve que quelque jour avant le décès de mon père, j’ai pu retrouver un extrait vidéo et le numériser. Dans cet extrait on voit Karl dans une interview sur une chaîne de télévision locale, en 1988. Il parle, vous l’aurez compris, de science-fiction.

L’extraterrestre n’est autre que le miroir tendu à notre humanité

Il aborde trois extraits qu’on lui présente : Blade Runner, inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick. Ensuite c’est un extrait du film Dune de David Lynch, d’après la saga de Frank Herbert. Ils parlent aussi de H.G Wells, de Aldous Huxley et d’autres grands noms de la science-fiction.

La Science-Fiction ne fait que prendre en charge les maux de l’humanité par l’exercice de leur mise en scène exacerbée.

Karl C.

Merci de m’avoir aussi fait découvrir cela, papa ❤